Interview D. D

Interview D. D

Peux-tu te présenter rapidement ?

Je m’appelle Delphine. Mon nom d’auteure D.D sont en réalité mes initiales.
Je suis professeure des écoles et maman de trois garçons.
J’ai fait des études en histoire avec une spécialité en démographie historique mais mon rêve de petite fille était de devenir égyptologue.

Quel est ton âge ? 

J’ai 45 ans… un âge où, si tout va bien, on assume son âge. Un âge où l’on a suffisamment d’expériences derrière nous pour comprendre le sens de la vie et où l’on a suffisamment de temps devant nous pour appliquer ce que l’on a compris.

Comment en es-tu venu à écrire ?

J’écris avant tout parce que je lis. La lecture m’apporte tellement de bonheur que j’essaye par l’écriture, d’en procurer aux autres. 
J’écris aussi parce que c’est plus facile pour moi que de parler. Je m’exprime beaucoup mieux à l’écrit qu’à l’oral.
J’écris parce que j’ai fait les bonnes rencontres au bon moment: un prof qui m’a lancé un défi, un amoureux qui m’a motivée, une auteure qui m’a montré sans le savoir le chemin de l’auto-édition, une connaissance qui m’a offert une opportunité de me faire connaître…
J’écris parce que j’aime qu’on me dise: “J’ai dévoré ton bouquin!” , c’est exactement ce que j’attends d’un bon livre. C’est très valorisant, très flatteur d’écrire, ça guérit de vieilles blessures.
J’écris parce que je n’ai pas pu faire autrement. Lorsque l’idée des Marqués m’est tombée dessus, son écriture était une évidence. Je crois que je n’ai pas vraiment eu le choix à ce moment-là.

Peux-tu nous parler de ton dernier livre ?

Mon dernier roman Des Marqués aux Longs Pleurs est un préquel. Il permet d’expliquer le monde dans lequel se déroulent mes principales intrigues.
Dans Prophétie, mon premier opus, il y a une scène dans laquelle l’héroïne découvre un ouvrage ancien, rédigé par un dénommé Boënne. Des Marqués aux Longs Pleurs retrace la période pendant laquelle Boënne a vécu, à travers son regard et celui d’autres personnages. 
Du moment où j’ai écrit cette scène, je savais qu’un jour je rédigerai ce préquel, c’était viscéral. Je n’attendais plus que l’opportunité de le faire. Elle s’est présentée avec le premier confinement qui m’a offert le temps nécessaire pour la rédaction du premier jet.
En ce qui concerne l’intrigue, le titre indique qu’il s’agit de la transition qui a entraîné le passage du Temps des Marqués à celui des Longs Pleurs, deux grandes périodes historiques de mon univers. On voit de quelle manière une succession d’événements individuels peut mettre à mal, voire détruire une civilisation solide.

Quels sont tes projets en cours ?

J’ai commencé la rédaction de la suite de Prophétie et Destinées. Un quatrième opus qui se situe toujours dans mon univers de prédilection. Il se déroule une vingtaine d’années après Destinées. On devrait y retrouver les personnages principaux de la saga qui vont être confrontés à de nouvelles aventures, de nouveaux choix.
En parallèle, j’écris de nombreux textes pour le chant des compositions musicales de mon compagnon.

Où trouves-tu l’inspiration ?

Je suis curieuse de nature, je m’intéresse à pleins de sujets. J’aime échanger avec des personnes passionnées qui me transmettent alors une partie de leur intérêt. J’emmagasine ainsi des connaissances qui me servent lorsque j’écris.
Je pense que mes décennies de lectrices m’ont apporté un bagage inconscient dans lequel je pioche au gré de mes besoins.

Quelle est ta séance d’écriture type ?

Pour mes romans, j’écris le matin. Je suis une lève tôt.
Je prends un mug de café avec moi, je sélectionne une musique: souvent ce sont des B.O de film, du classique, plutôt des morceaux instrumentaux (sinon j’ai envie de chanter), et calmes. Je relis ce que j’ai écrit la veille, je corrige si besoin, je traque les répétitions. Ensuite, je me lance en phase d’écriture intense. Deux bonnes heures en moyenne pendant lesquelles je balance mes mots sur le clavier. Je me recharge régulièrement en café. Ensuite j’éteins tout. Je ne reprends mon texte que le lendemain.
Pour les paroles de chanson c’est à la demande. J’écoute la musique, on se met d’accord sur un sujet, la structure générale (nombre de pieds, de couplets etc) et j’écris le texte dans les jours qui suivent, lorsque j’ai un moment de disponible.

Quel est ton auteur préféré ? 

Mais cette question est horrible !!! Il ne peut y en avoir qu’un !!!
En littérature fantastique, je suis une grande fan de Stephen King, il est, dans ce genre, au-dessus de tous les autres auteurs que j’ai pu lire. J’adore la manière dont son écriture a évolué. 
En fantasy, mon modèle est Robin Hobb. Je n’ai pas encore trouvé de sagas aussi parfaites que les siennes.
En classique, je suis une fan absolue d’Alexandre Dumas et de Boris Vian.
En polar, je dévore les bouquins de Franck Thilliez, Jean-Christophe Grangé et Henning Mankell.
En littérature “feel good” j’aime beaucoup les livres de Laurent Gounelle.
Je dévore également les livres d’Eric-Emmanuel Schmitt, de Michel Bussi, d’Harlan Coben, de Maxime Chattam…

Quelle est ta citation ou ton expression favorite ? 

“Il n’y a pas de hasard !”, phrase que je répète beaucoup.
Sinon: “… Au moment où j’avais réussi à trouver toutes les réponses, toutes les questions ont changé.” de Paulo Coelho, une belle citation sur l’impermanence des choses de la vie.

As-tu d’autres passions ? 

Oh oui ! Je suis une passionnée:
La lecture bien entendu, une drogue dont j’ai besoin d’une dose chaque soir minimum.
La musique: j’écoute de tout, tout le temps, du classique au métal, des musiques traditionnelles à la pop. Je joue du clavier dans un groupe de reprises de Pink Floyd. Je chante du lyrique, du rock, de tout. J’apprends le solfège, c’est passionnant. Dans la vraie vie, j’assiste à plein de concerts.
Je pratique aussi la photo, la capoeira,…

Quelque chose à ajouter ?

J’ai hâte, comme tout le monde, d’un retour à la normale. Il me tarde de pouvoir aller à la rencontre des lecteurs dans les festivals et salons du livre..
Le parcours d’auteur indépendant est riche, j’ai beaucoup appris et développé plein de compétences que je n’aurais jamais imaginé, mais ma seule vraie motivation à écrire, c’est d’être lue.